Une conférence ton sur ton
Compositeur et directeur de recherches au CNRS, Jean-Yves Bosseur a brossé, le 2 avril, à la Médiathèque, l'histoire des liens étroits entre musique et arts visuels. Éclairant.

©Frédéric Fournier
Lumineuse, éclairante, passionnante, on pourrait en ajouter d'autres mais ces trois superlatifs suffisent parfaitement à résumer la conférence donnée, samedi 2 avril à la Médiathèque, par Jean-Yves Bosseur. Compositeur et directeur de recherches au CNRS, il (*) a brossé de manière très documentée l'histoire des liens entretenus entre la musique et les arts visuels.
«Très peu de peintres n'ont pas été concernés par la musique, a-t-il expliqué, en préambule, à son auditoire du jour. La fugue a, par exemple, constitué un catalyseur pour de nombreux artistes : de Kandinsky à Kupka en passant par les Delaunay.»
D'autres ont même formalisé cette relation dans leur art comme le pianiste et compositeur russe Alexandre Skriabine qui «avait mis au point un alphabet établissant des correspondances entre certaines couleurs et certains accords», a ajouté Jean-Yves Bosseur.
De quoi le dresser en grand «synesthète», soit un adepte de la synesthésie, un phénomène neurologique qui permet à certaines personnes de percevoir la musique et les sons de manière colorée. Et donc de visualiser, noir sur blanc, le point final de cet article tapé tout en rythme.
Frédéric Decock
(*) Auteur, entre autres, de «Musique et arts plastiques - Interactions au XXe siècle», éditions Minerve, 2006 édition revue et augmentée.
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