Symphonie pour ballon ovale
Une option rugby va voir le jour en septembre au sein de l’établissement. L’occasion pour les garçons et les filles de seconde de s’ouvrir aux valeurs de la discipline.

© Américo Mariano
Dès la rentrée de septembre, les élèves de seconde du lycée Mozart auront droit à une double ration d’ovalie. Une option rugby verra en effet le jour au sein de l’établissement avec, à la clé, trois heures hebdomadaires de mêlée, chistera et autres plaquages. Des cours sur l’histoire du jeu et d’arbitrage seront aussi dispensés. M. Fournier, professeur d’EPS, est à l’origine du projet. «Il existe déjà un certain engouement à Mozart puisque, tous les mercredis, vingt à trente élèves participent aux entraînements de rugby de l’association sportive du lycée, explique ce grand amateur du ballon ovale, originaire d’Albi dans le Sud-Ouest de la France. Au départ, nous voulions monter un sport-étude mais cela n’a pas pu se faire.» Avec d’autres enseignants, M. Fournier se déplace dans les collèges du Blanc-Mesnil pour donner envie aux ados de s’inscrire.
L’objectif affiché est d’ouvrir une classe de seconde spécialement dédiée à cette discipline avec emploi du temps sur mesure, puis de permettre à ces élèves, lorsqu'ils seront en terminale deux ans plus tard, de passer l’option rugby au bac. «L’idée est aussi d’offrir des voies de formation diversifiées et pourquoi pas d'inciter des jeunes d’autres villes à venir chez nous, assure M. Yacoub, le proviseur de l’établissement. A terme, nous aimerions accroître les échanges avec des équipes étrangères comme celle de Sandwell (*) afin de développer des cours de sport et de langues.» Le rugby n’a bien sûr pas été choisi au hasard. «Il véhicule certaines valeurs comme la solidarité et le fair-play», insiste M. Yacoub.
Cette nouvelle option à Mozart n'a décidément aucune fausse note puisqu’elle s’adresse à un public aussi bien masculin que féminin. Les filles sont d’ailleurs déjà nombreuses à fouler les pelouses blanc-mesniloises le mercredi après-midi. «Parfois, les garçons hésitent à nous passer la ballon mais nous avons du caractère et on ne se laisse pas faire !», plaisante Marine, en terminale S. «L’ambiance est excellente, on rigole bien sans qu’il y ait d’esprit de compétition. Si j’avais pu m’inscrire à l’option rugby pour jouer trois heures de plus par semaine, j’aurais signé tout de suite !»
Jonathan Rapaport
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