Ecole Macé: Roman noir pour la classe polar
Publié le 17.05.2010
Tremblez Agatha Christie et Harlan Coben, la jeune génération du roman policier arrive ! Et même la très jeune génération !

© Américo Mariano
Attention, un mystérieux voleur masqué sévirait près de l’allée Perrault… Pas de panique, une équipe d’enquêteurs est sur le coup : la classe de CM1B de l’école élémentaire Jean Macé ! Après une première expérience sur le thème de la bande dessinée en 2009, Christophe Tardieux a lancé un nouveau défi à sa classe : élaborer un roman policier de A à Z. Projet ambitieux, la réalisation de ce polar s’inscrit dans une démarche pédagogique permettant à ces enfants et de les aider à prendre confiance en eux, tout en abordant les notions au programme.
A première vue, une redoutable épreuve pour des élèves de 9 à 10 ans, «d’autant qu’ils avaient un gros manque d’estime d’eux-mêmes, et ne se croyaient pas capables de grand-chose sur le plan scolaire», se souvient le jeune prof à l’origine de l’aventure. Favorisant le travail de groupe, la cohésion de classe et l’entraide, la fabrication du roman noir a été le fil rouge de l’année. Autofinancé par l’organisation de tombolas et de kermesses, Le voleur de l’allée Perrault est vraiment un «ouvrage collectif» : tous les éléments, du titre aux ressorts de l’histoire, ont été élaborés en commun et soumis au vote des élèves.
Cet apprentissage du travail en équipe semble avoir été décisif. «Les élèves en difficulté étaient aidés par leurs camarades plus à l’aise, sous la forme d’un tutorat qui a tiré tout le monde vers le haut», explique Christophe Tardieux. Egalement auteur de bandes dessinées, l’enseignant, alias Remedium (voir notre édition du 4 mars), a assisté ses élèves pour l’illustration du roman. Les six mois de travail ont abouti à une franche réussite pédagogique et humaine, et ont permis à ces romanciers en herbe de découvrir le plaisir de la littérature autrement.
«Les Mini-Détectives», nom d’auteur des écrivains de Macé, sont heureux et fiers du travail accompli. «Nous voulions plaire et faire quelque chose ensemble», lance Tacko, 10 ans. impressionné par l’engouement suscité par la production finale, Yannice, 9 ans, renchérit : «C’était un peu dur comme travail, mais on est tous contents du livre terminé.» Et pour savoir qui est vraiment le voleur de l’allée Perrault, allez emprunter le livre à la Médiathèque !
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Thomas Inglot Fantuzzi
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