EPAM: Comme sur des roulettes!
Publié le 20.10.2011
Saison très réussie pour les pensionnaires du club blanc-mesnilois. Ils ont brillé au championnat de France, place maintenant à la coupe d’Europe.

© Michel Le Moine
Les six titres de championne de France récoltés en 2011 dans trois disciplines (solo danse, couple danse et solo artistique) n’effaceront pas la déception de Célia Hidouche. La jeune pensionnaire de l’Ecole de patinage artistique moderne (Epam) du Blanc-Mesnil, 11 ans et demi, vient en effet de se casser le poignet à l’entraînement et ne pourra pas participer à la coupe d’Europe qui se déroule du 31 octobre au 5 novembre à Gujan-Mestras en Gironde. «Elle a encore du mal à digérer. Cette compétition devait être l’aboutissement du travail effectué cette année», relève Mounia, sa maman, présidente du club blanc-mesnilois.
Chez les Hidouche, le patinage est une affaire de famille. Sa sœur, Inès, 15 ans, championne de France en solo danse, a fini deuxième en couple avec son partenaire rémois Aurélien Dasso et a obtenu une excellente sixième place dans la même discipline aux championnats d’Europe de Fribourg début septembre. «Je suis vraiment contente de la saison que je viens de réaliser, explique l’adolescente, lycéenne en sport études au pôle France d'Eaubonne. Pour la coupe d’Europe dans quelques jours en danse imposée et en création, mon premier objectif sera de bien patiner. Après, tout dépendra de mes adversaires.» En dehors des Hidouche, l’Epam a raflé d’autres titres prestigieux : Pierre Meriel et Prescillia Henneguelle furent champions du monde juniors en couple danse en 2010 et médaille de bronze en 2011 en juniors-seniors.
A noter également les bonnes performances de Léa De Andrade et Ouanne Bitout. «Au total, l’Epam du Blanc-Mesnil a décroché une flopée de titres, c’est assez exceptionnel, se félicite Arnaud Mercier, directeur technique du club et de l’équipe de France. Ils ont commencé petits, sont assidus, travailleurs et ont un énorme potentiel aussi.» Son bonheur serait total si le roller artistique ne demeurait pas autant confidentiel. Mais cet ancien champion de France à onze reprises entre 1986 à 1995 a des arguments pour vous faire apprécier la discipline.
«C’est un sport très complet, mixte, où il faut d’excellentes qualités athlétiques. Le côté artistique est également essentiel. Et nous n’hésitons pas à choisir des chorégraphies avec de la musique hip-hop !» «Au Blanc-Mesnil, il y a de la place pour tous. Du débutant au champion du monde», assure Mounia, qui espère doubler cette année le nombre de ses adhérents.
Jonathan Rapaport
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