Du bon et de l'ippon !
Publié le 03.05.2011
Les 23 et 24 avril, le Tournoi de judo annuel a gravi une marche de plus vers les sommets et la conquête d’un label national.

© Frédéric Fournier
En ce dimanche de Pâques, le 36e Tournoi de la ville du Blanc-Mesnil, organisé au gymnase Delaune sous l’égide du BMS judo, n'avait pas mis tous ses œufs dans le même panier. «En Seine-Saint-Denis, il est devenu une référence pour les jeunes comme pour les adultes, témoigne Xavier Delvigne, arbitre national et judoka licencié à Dugny, habitué des lieux depuis des années. C’est sûrement dû au fait qu'il est convivial et bien réalisé.» Du haut de ses 8 ans, Wandji, jeune judoka de Rosny-sous-Bois, vainqueur de sa catégorie d’âge, semble en être persuadé en descendant du podium. «C’est bien, j'ai fait du bon judo, juge-t-il avant de conclure « j’aime les compétitions quand je gagne !»
Yannis, 7 ans, judoka du BMS judo, est venu avec son père engagé dans le tournoi vétérans par équipe. Père et fils finiront avec une médaille en bronze et en argent, remise par le maire Didier Mignot. De leur côté, les jeunes pousses du baby-judo (3-4 ans) ont acquis les rudiments de la compétition. « Avec les plus petits, il faut être patient et savoir parfois les consoler au bon moment, » souligne Laura, l'arbitre départementale chargée de les encadrer. L'échec est dur à encaisser quelque soit l'âge. Au tournoi par équipe par exemple, lors d’une compétition de niveau national remportée par l’AC Peugeot-Mulhouse chez les féminines et Nice chez les garçons, certains ont écrasé quelques larmes de rage.
Mais, au bout du compte, tout le monde avait le sourire. Jacques Risse, le président du BMSJ en tête. «On a eu du très haut niveau, cela va sûrement nous pousser à présenter un dossier l’an prochain auprès de la Fédération française de judo afin d’obtenir un label fédéral.» Achour Benabdelmoumène, l’un des entraîneurs du club et cheville ouvrière du tournoi, y croit dur comme fer. «Le responsable de la Fédération a reconnu l’excellence de notre organisation… Ce label, ce serait pour nous une vraie reconnaissance nationale.»
Frédéric Decock
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