La cuisine : une affaire de famille
Publié le 08.06.2011
Entre l'ancienne couturière chinoise et Le Blanc-Mesnil, c'est une longue histoire d'amour. Et un, et deux, et trois restaurants déjà établis dans la ville ! Et le quatrième est à l'étude…

© Frédéric Fournier
Ouvert en 1998, le premier restaurant blanc-mesnilois de Mme Hsu Bei Hong est l'actuel Chinatown situé sur la place Gabriel Péri. «Il est maintenant géré par mon fils Stéphane», précise-t-elle. David, 22 ans, l'aîné de la famille, s'occupe lui d'un restaurant japonais, acquis en 2009. «En Chine, la tradition est de veiller à l'avenir de ses enfants. Mes fils n'ont jamais été très bons à l'école, et il n'était pas question qu'ils traînent dans la rue !»
Les deux premiers garçons casés, reste encore le cadet. «Eric a 19 ans, il est étudiant au lycée Jean Moulin et doit passer son bac cette année. Ça me ferait bien plaisir qu'il réussisse…» Mais pour parer à toutes éventualités, Mme Hsu Bei Hong a donc ouvert… un troisième restaurant ! Ouvert depuis le 1er mars, face à l'aéroport du Bourget, la cuisine coréenne y est à l'honneur, avec ses fameux barbecues à table. Un peu comme une pierrade, sans dégagement de fumée, on s’y régale à volonté de viandes et de légumes grillées, avec sauces et marinades ou bien nature, et de nombreuses garnitures.
Jamais prise au dépourvu, la patronne à un nouveau projet, l’acquisition d’une brasserie. «Je voulais en faire un restaurant traditionnel, mais je ne parle pas assez bien le français. Alors ça sera pour David. Il aimerait monter un pub, vous croyez que ça peut marcher ?» Passer de la cuisine asiatique à l’ambiance irlandaise demandera peut-être un petit effort d’adaptation. Mais qu’est-ce qui pourrait bien résister à la volonté d’une mère, doublée d’une commerçante avisée ?
Frédéric Fuzier
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