Cap sur la ville : En route pour explorer le vivre ensemble
Publié le 23.06.2011
Dix jours de débats, de visites de quartiers, d'échanges ! Un tour d'horizon qui permet aux Blanc-Mesnilois de connaître les objectifs de leurs élus et les projets qui transforment leur ville.

© Americo Mariano
«Réfléchir et décider ensemble, ce n’est jamais du temps perdu», a déclaré le maire Didier Mignot, le 14 juin, en donnant le coup d’envoi de Cap sur la ville, les secondes Rencontres de la ville et de la démocratie. Durant dix jours, un foisonnement d’initiatives permettent aux Blanc-Mesnilois de s’informer, débattre et mieux connaître les petits et grands projets qui rythmeront la vie de la commune au cours des prochains mois et des prochaines années. A l’heure où nous mettons sous presse, l’événement est à mi-chemin. Le bon moment pour un petit tour d’horizon.

Ensemble, on discute. Le chapiteau transparent planté au centre du village de tentes, place Gabriel Péri, accueille les débatteurs. Le 15 juin, on parlait services publics. Ce qui les définit le mieux, c’est la primauté de l’intérêt général, estiment l’invité (Christian Celdran, membre du conseil scientifique d’Attac) et les participants. Les démanteler au profit d’appétits de rentabilité privés aurait des conséquences dramatiques. Le maire illustre ce propos. «Si je ferme nos deux centres de santé, comme m’y incite la Cour des comptes, les 20 000 patients qui y sont accueillis continueront-ils à se soigner ?» Le lendemain, à la Médiathèque, même question autour des ambitions et des moyens, appliqués à la politique culturelle. «Le soutien municipal au conservatoire, au cinéma, au Forum, à la Médiathèque, au Deux Pièces Cuisine traduit notre volonté de permettre à tous l’accès à la culture, a rappelé Hervé Bramy, adjoint au maire délégué à la culture. C’est un choix politique fort et contesté. Le maintenir est un combat.» Le 17 juin, le chapiteau abritait la performance de la compagnie Naje (Nous n’Abandonnons Jamais l’Espoir), sur le thème « comment agir collectivement dans une société de plus en plus individualiste ? » Le 18, au cœur de la Fête des associations, un autre débat était consacré à la démocratie, vivifié par Miguel Benasayag, philosophe et psychanalyste, et Philippe Eysseric, sociologue.

Ensemble, on décide. Depuis près de quinze ans, le Fonds de participation des habitants (FPH), outil emblématique de la démocratie participative locale, permet de soutenir les Blanc-Mesnilois porteurs de projets. Le 14 juin, exceptionnellement, sa commission d’attribution était ouverte au public. Treize porteurs de projets ont défendu leur dossier afin d’obtenir une aide financière pouvant aller jusqu’à 610 euros. Des propositions aussi diverses que des fêtes de quartier, des projets artistiques, un travail sur la mémoire locale, des ateliers de cuisine... A la maison des Tilleuls, le 17 juin, habitants, techniciens et élus ont poursuivi en atelier le travail engagé depuis des mois sur la rénovation du quartier. «C’est vraiment intéressant de voir les choses avancer, au fil du temps, analyse un participant. On regarde ce qui va, ce qui ne va pas, on essaie de trouver des solutions, on réfléchit dans le concret !»

Ensemble, on découvre. Visites de chantiers, de quartiers et d’équipements : de nombreuses balades émaillent Cap sur la ville. Le 14 juin, la nouvelle poste pendait sa crémaillère et invitait ses usagers à passer derrière les guichets. Le 16 juin, une dizaine d’habitants découvraient l’avancement des travaux de mise en accessibilité de la gare du Blanc-Mesnil. Du 20 au 24, c’était le tour des cités en cours de rénovation au sud de la ville, du site du futur quartier Eiffel, des complexes sportifs et de l’Ecopôle en construction.
Cap en chiffres:
-
Du 14 au 24 juin : 10 jours de rencontres.
-
30 rendez-vous partout en ville.
- 6 grands débats.
-
10 visites de chantiers et de quartiers.
-
60 associations présentes à la Fête du 18 juin.
Delphine Loussert et François Toulat-Brisson
En un clic
